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Les biocarburants


On appelle ainsi des carburants produits (au moins en partie) biologiquement. Le Brésil utilise la biomasse (canne à sucre transformée en éthanol) comme carburant automobile. L’éthanol et les huiles végétales et le biodiesel sont utilisés dans les transports, le méthane (ou biogaz) issu de la fermentation des déchets est généralement destiné à la production d’électricité et pour chauffer des bâtiments. Son utilisation pour propulser un véhicule, comparable à celle du GNV (qui est le plus souvent un produit d’origine fossile, comme le gazole), reste encore très marginale.

Les principaux biocarburants sont :



l’éthanol, qui peut s’incorporer directement dans les essences, ou être utilisé pur moyennant quelques adaptations,

les huiles végétales, que les moteurs diesel (très tolérants et imaginés à l’origine pour fonctionner ainsi) peuvent consommer directement ou en mélange (cf. huile végétale carburant),

le « diester Â» (r), ester d’huiles végétales, appelé aussi biodiesel

l’ETBE, (Ethyl Tertio Butyl Ether) obtenu par réaction de l’éthanol et d’isobutène, coproduit excédentaire de l’industrie pétrolière, et donc particulièrement intéressant pour l’industrie pétrolière,

le MTBE (méthyl Tertio Butyl Ether), cousin de l’ETBE à base de méthanol, encore plus intéressant pour l’industrie pétrolière car elle produit aussi du méthanol. Malheureusement le MTBE est très toxique, et a été très vite et très largement interdit.


L’utilisation des biocarburants est particulièrement intéressante du point de vue de la production de CO2 et de l’effet de serre qu’il implique. Le carbone des biocarburants provient de l’atmosphère et ne fait que retourner d’où il vient lors de sa combustion alors que les carburants fossiles libèrent dans l’atmosphère du carbone initialement stocké sous terre.

En France, la manière dont on prévoit l’intégration de biocarburants ne pourra constituer une solution globale à la problématique énergétique posée par les habitudes d’utilisation du parc automobile actuel. En effet, privilégier des filières industrielles centralisées implique souvent le recours à l’agriculture intensive, le transport à travers l’ensemble du territoire des produits raffinés, etc. d’où des bilans écologique, énergétique et économique souvent décevants, parfois suppérieurs à celui des carburants pétroliers (ce qui est sujet à controverse). De plus, la superficie des terres agricoles du pays ne suffira pas à alimenter en carburant le parc automobile actuel tel qu’il est utilisé.

Cependant, il est important de ne pas se limiter aux biocarburants industrialisés et centralisés, car des solutions plus durables et plus viables économiquement, écologiquement et énergétiquement existent autour d’une agriculture de proximité ayant dépassé son seul intérêt alimentaire dans la société. Mais même là, on doit fournir engrais, moyens de contrôle des insectes, des maladies et des parasites des plantes en plus d’énergie pour la culture; le tout pouvant amener pollution et gaz à effet de serre selon la source des intrants.

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